L’histoire de la psychosynthèse commence par une rencontre, celle du jeune psychiatre italien, Roberto Assagioli, avec Jung et Freud. Assagioli devient le premier psychanalyste italien et crée en 1926 la psychosynthèse pour réintroduire la philosophie et la dimension spirituelle dans la psychothérapie. Une autre rencontre significative dans les années 70, avec des psychothérapeutes américains provenant de l’Institut Esalen, berceau de la psychothérapie humaniste, enrichit la psychosynthèse d’un vaste éventail de techniques et permet à Assagiogli de structurer son enseignement.
Cette école de pensée et d’enseignement met en avant les possibilités de croissance présentes en chacun de nous et intègre les 4 dimensions de l’être : corps, émotions, esprit et âme.
La psychosynthèse est un processus dynamique d’ouverture pour
aller vers une plus grande réalisation de soi. Son but est le réveil du
désir de vivre et de contact avec les autres et le monde.
Notre personnalité est constituée de différentes facettes (appelés sous-personnalités), souvent en opposition entre elles : cela engendre une cacophonie et des conflits intérieurs. Ces tiraillements agissent comme des forces inconscientes qui nous guident malgré nous. La psychosynthèse aide à prendre conscience de ces conflits intérieurs pour les mettre à distance. Ce travail de “désidentification” fait appel à une force naturelle et
profonde que nous possédons tous (le Je/Soi), sorte d’axe central
capable de diriger et d’équilibrer les différents aspects de notre
personnalité. Nous reconnecter à notre essence profonde, à notre énergie vitale, est ce qui va nous permettre de faire une nouvelle synthèse. Et en utilisant de façon consciente la volonté, reliée à nos désirs profonds, nous nous autorisons à pouvoir choisir et diriger nos actions de la façon la plus juste possible.
La psychosynthèse fait appel à différentes techniques. La visualisation ou la technique du modèle idéal permettent d’imaginer un autre fonctionnement possible et d’enrichir nos références. L’écriture, le dessin, la danse, l’expression théâtrale, les exercices corporels, le dialogue intérieur et les symboles sont utilisés pour nous remettre en contact avec notre intuition et notre créativité (il n’y a pas de vie sans créativité !). La psychosynthèse se présente comme un espace de création et de jeu pour le façonnement d’une nouvelle identité.
Petit texte d’Assagioli à méditer : “J’ai un corps, mais je ne suis pas mon corps. J’ai des sentiments, mais je ne suis pas mes sentiments. J’ai des pensées, mais je ne suis pas mes pensées. Alors qui suis-je ? Je suis la conscience et la prise de conscience. Je suis capable d’observer, de diriger et d’équilibrer mes processus psychologiques et mes actions.”
Tout ce que je sais sur le coaching…
“Coaching ou thérapie ?”, la question est récurrente. Pour clarifier, voici quelques éléments de réponse.
Le terme de coaching vient du sport, il a été ensuite introduit dans le monde de l’entreprise par John Whitmore, puis a été généralisé au développement personnel (ce qu’on appelle le “life coaching”, auquel s’ajoutent toutes les spécialisations comme le love coaching, le coaching parental, le coaching déco, etc). Le but du coaching est de développer les capacités, les potentiels et les performances d’une personne qui a déjà une bonne estime de soi : c’est un accompagnement vers un développement. On ne s’attarde pas sur le passé (même si parfois le processus répare certaines blessures), au contraire on laisse émerger le sens par rapport au futur. Le but n'est pas de trouver des solutions mais de créer une ouverture. Sortir de la dichotomie “problème-solution” pour ouvrir. Ouvrir sur une nouvelle énergie, sur un nouveau cycle, sur une nouvelle identité…
La thérapie est destinée à des personnes qui ont besoin qu’on prennent soin d’elles. En thérapie, on s’attache au sens par rapport au passé, ce qui s’accompagne de régressions. Le processus consiste à revenir à l’enfant, et le transfert (ce que la personne projette sur son thérapeute) est utilisé pour voir quels étaient les besoins de cet enfant en relation avec ses parents.
Est-ce plus clair ?
Deux initiateurs de la psychologie humaniste, qui font référence aux “potentialités” :
– Carl Rogers (écoute empathique, authenticité et non-jugement)
– Abraham Maslow (la motivation par la hiérarchie des besoins)
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